profile

Anouck Everaere est née en 1991 à Lille et partage sa vie entre la France et la Belgique.
Photographe contemporaine à l’inspiration du courant Nouveau documentaire, elle expose ses images entre Paris, Lyon, l’Ardèche et Bruxelles et construit sa matière plastique depuis plusieurs années.
Passionnée de photographie argentique couleur, elle a choisi le moyen format Mamiya 645 comme outil d’expression. Elle s’inspire énormément des plasticiens comme Ed Rusha, Bruce Nauman, Mohamed Bourouissa ou encore des photographes comme Harry Gruyaert, Gregory Crewdson ou Rinko Kawauchi.
Après une formation pluridisciplinaire aux Beaux-arts de Montpellier, elle découvre les
procédés anciens de la photographie par le biais de Dominique Sudre à l’atelier Magenta à Lyon. Poursuivant son apprentissage chez Gilles Verneret à l’école Bloo à Lyon, elle y décroche un Bachelor en photographie en 2016.
À sa sortie d’étude et grâce à plusieurs publications dans les magazines photographiques la galerie Modernblocks à Bruxelles repère son travail et la représente depuis maintenant un an en proposant sa série Là d’où tu viens.

Son travail est montré lors d’expositions personnelles ou collectives : Les yeux pour voir, projet sur les maladies psychiques, est présenté en Belgique en 2016. Là d’où tu viens, projet sur les origines est présenté à la 10e edition du  Festival du FIDÉ (Festival International du Documentaire Emergent). No es un trabajo, qui dépeint le portrait de femmes prostituées dans leurs quotidiens est montré à la Mairie du 9e et du 4e arrondissement de Lyon en 2017.
Pendant son parcours photographique, elle croise la route de nombreux photographes tel que Valerie Jouve, Marie-Noëlle Boutin ou Christian Lutz. Ces rencontres décisives et
inspirante scelle son choix de vivre de la photographie comme art.
Anouck réside et travaille aujourd’hui en Ardèche à Lussas, en tant que chargée de médiation culturelle depuis un an, au Village documentaire où se déroule entre autre le festival des Etats généraux. Lieu singulier par la taille du village, environ mille habitant  et par la présence de nombreuses boite de production, d’un master 2 et d’une plateforme de diffusion : TENK.
Cette émulsion et ce cadre de vie représente une ouverture vers les médiums tel que la
caméra ou les captations sonores qu’elle expérimente avec les réalisateurs ou techniciens présents au village.

Anouck travaille sur la représentation du territoire et des origines en interrogeant la manière d’habiter un espace qui nous est familier ou totalement étranger. Comment représenter l’intime ou la découverte? Au travers de nombreuses séries dans des lieux hétérogènes, elle cherche à rendre compte des sensations produites lorsque l’on cherche ses propres limites.




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